Nous avons pris le train a Olan Oude. Dans le train, comme par hasard, nous sommes dans le meme wagon qu'une equipe de cinq francais etudiants, comme nous, que nous saluons d'ailleurs au passage! Et puis la en discutant on en vient a parler de l'ecole du paysage, et du Balbi, ou Juliette, une des cinq, a failli venir cette annee, tiens d'ailleurs Juliette est la soeur d'un bon copain d'Aleksi, si tu lis ce message un jour Loulou on a parle de toi a la frontiere mongole!
On a aussi comme voisins une famille mongole qui rentre au pays apres des annees, ils viennent de Republique tcheque. Ils sont trop heureux, et chantent beaucoup. Le train s' arrete a la frontiere cote Russie des heures interminables, dont une heure ou on est coinces avec interdiction de sortir du compartiment, on meurt de chaud le temps que divers officiels passent et repassent afin d'effectuer TOUS les controles necessaires...

Apres ca on a ete abandonnes sur le quai avec une vache en guise de tondeuse de plate-bande, clin d'oeil au tiers paysage. C'est aussi sur ce quai que l'on a un premier apercu des vastes sonorites de la langue mongole, les petites filles de la famille ont tente de nous apprendre a compter, et a dire bonjour et merci, elles etaient un peu consternees de notre incapacite a sortir un espece de "rr" mouille du fond de la gorge que l'on retrouve dans la plupart des mots!

Pour ce trajet on a eu un provodnick un peu bizarre, tres lunatique en fait qui a engueule Lorene comme du poisson pourri parce qu'elle est alle prendre une douche au toilette alors qu'on arrivait dans une gare, c'est surtout qu'il avait oublie de fermer les wc, car trop occupe a boire de la vodka dans sa petite loge de provodnick.
Le reveil en Mongolie est un moment extraordinnaire, avec la steppe verdoyante qui s'etale a perte de vue sous nos yeux, et les petites yourtes au loin, les troupeaux de chevaux criniere au vent, les petites rivieres a l'eau pure ondulant librement...
En arrivant a Olan Bator, c'est la cohue: des personnes envoyees par toutes les guest house de la ville se precipitent sur nos bonnes tetes de touristes a peine descendus du train..On a droit a toutes les strategies possible pour essayer de nous persuader, mention speciale a trois femmes qui nous ont tout de meme suivi pendant trois heures, dont deux heures a nous attendre pendant nos achats de billets!
La guichetiere mongole est beaucoup plus souriante et agreable que l'ensemble des guichetieres russes..Les mongols parlent d'ailleurs plus anglais que les russes.
Notre premier repas mongol fut egalement memorable: Un vieux monsieur nous a recommande une soupe au lait avec des raviolis au moutons qui flottaient dedans, accompagnee d'un beignet au mouton et a l'oignon, avec un the au lait de jument, tout ca pour un euro vingt.

Notre pension est situee dans un quartier de yourtes sur une petite colline, les yourtes se sont installees les unes contre les autres, separees par des palissades de bois et de ferailles tout cela sur de la terre battue. A la pension on dormi sous la ger ( yourte en mongol) sur le toit d'un batiment en dur, ce toit terrasse surplombe la ville, posee au milieu des montagnes. Olan Bator nous a beaucoup plu, car c'est une ville en construction , faite de bric et de broc, et que partout on l'on regarde tout fourmille d'activite. Le premier soir, apres avoir traverse le monastere de Gandan juste a cote, on a essuye une tempete de sable suivi d'un orage memorable: la pauvre petite ampoule de la yourte n'arretait pas de s'allumer et de s'eteindre, Junmin avait tres peur!
Le lendemain on part pour cinq jours et quatre nuits vers la Mongolie centrale, a l'ouest d'Olan Bator, pour avoir un apercu des paysages de steppe et de montagne du pays...